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Bienvenue sur mon blog littéraire !

constellé d'écrits d'une rêveuse...
en quête de son chemin depuis qu'elle est tombée de la Lune un soir qu'elle était trop pleine.

Roman

Mercredi 21 février 2007
Attention, ceci est la fin du chapitre : Aller au début de l'histoire



— Comment envisages-tu cette situation ?

Je regarde au loin l’horizon, le soleil ressemble à une grosse orange sur un ciel sombre d’orage, sa luminosité brille d'un éclat divin sur la prairie qui s'étend à l'infini de ses couleurs vertes florissantes de jaune.

— Je voudrais le tuer pour qu’il arrête de hanter mon esprit.

— Fais-le.

— Je ne peux pas… Si je le tue, je n’existe plus.

— La vie est une initiation avec des évolutions, on est obligé de se transformer, on doit se séparer de ses bagages encombrants et détruire ses chaînes, mourir pour renaître, se remettre en question dans sa totalité, ne pas empêcher les principes d’évolution, s’il y a blocage, on ne sera pas maître de sa destinée, on subira les événements. Toute transformation est difficile, on perd ses repères mais elle est nécessaire. Il faut avancer. Je ne dis pas qu’il faut faire table rase et tout oublier, au contraire, chaque chose doit être acceptée et comprise, intégrée dans l’inconscient pour la régénération de l’être, pour son développement.

— Pourquoi me dis-tu tout ça ? Je ne comprends rien !

— Tu dois t’affranchir des tes dépendances, sois un être libre pour être en accord avec toi-même, c’est de cette façon que tu auras une vision claire et juste, et là tu comprendras tout.

— Je comprends rien, je comprends rien…

Il se met à rire devant ma panique.

— Ne t’inquiète pas, bientôt tu comprendras tout, suis ton intuition, elle te guidera, écoute là, laisse là venir à toi, elle a toujours raison, mais l’orgueil et l’impatience ne mènent nulle part.

— Reste avec moi !

— Je suis toujours près de toi.

— Non ! Je veux rester ici avec toi, je ne veux pas retourner avec ses étrangers de vivants, je n’ai rien à y faire…

— Au contraire, mais tu ne le sais pas encore, sois patiente, regarde autour de toi et la vérité te sautera aux yeux, le chemin sera long et obscur, semé d’embûches mais tu te réaliseras.

— NOOON ne m’abandonne pas ! ! !

Je suis assise sur un sol matelassé, la tête a la renverse, les murs et le plafond aussi sont matelassés, d’une couleur blanche unie, une pièce totalement vide, aussi vide que moi, je ne sais plus rien, mais est-ce qu’un jour j’ai su au moins une chose du haut de mes 25 ans ? J’ai froid, je suis complètement à poil dans cette pièce qui ressemble à un cercueil sauf qu’elle est un peu plus grande.
Retour à la case départ : l’isoloir !
Peut-être aussi, l'entrée vers la quête de sa vérité, seule face à soi-même !


Fin 1er chapitre
Par Camille Butterfly
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Mardi 20 février 2007

— Cette rencontre n'est pas insignifiante, elle est révélatrice d'un déséquilibre, tu dois comprendre ce qu’elle représente pour toi. Pourquoi cette fusion ? Qu’est-ce qu’elle t’apporte pour que son manque soit invivable ? Quel vide enfoui, oublié, rejeté, refoulé au fond de ton être vient-elle combler ?

— Toi qui sais tout, tu pourrais peut-être me le dire, pourquoi me poser des questions sans arrêt ?

Il soupire.

— Mon double que tu disais, que t'es là pour moi, que tu sais tout, et t’as rien à m'apporter, à part remuer le couteau bien profond dans les plaies… Tu sers à rien ouais !

Pour la première fois, je venais de craquer devant quelqu’un, je me suis totalement dévoilée, mise à nu. Cela n'a servi à rien. Je regrette aussitôt de m'être livrée si facilement, d'avoir étalé ma faiblesse. Je voudrais tout oublier, oublier que j’existe.

— Ne baisse pas les bras, ne refuse pas la réalité.

— Mais je ne refuse rien, je veux savoir.

— Tu as toutes les réponses mais tu les caches derrière des portes, ouvre-les, il faut avancer maintenant.

— J’ai si mal, c’est si dur ! Je n’y arrive pas !

Je me lève, j’étouffe, je dois sortir de cette pièce, je me dirige vers la fenêtre.

— Tu sais ici, cela ne sert à rien de sauter, tu es dans mon monde.

— Je ne veux pas sauter, juste ouvrir la fenêtre.

— Tu n’as pas à te justifier avec moi.

C’est vrai que dans le fond, il a raison, j’aurais peut-être encore sauté, dès que je me sens perdue je cherche une issue, souvent il n’y a qu’une fenêtre.


Par Camille Butterfly
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